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 Chroniques de Lybaras

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Walach
Aurige Squelette
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MessageSujet: Chroniques de Lybaras   Mer 25 Avr - 19:09

Bonjour à tous,
voilà je voulais écrire un historique pour mon armée qui justifierait la présence de la plupart des unités et des personnages. Cela aboutira à un post à long terme dans la partie modélisme, dés que j'aurai peint assez de figs pour ça . Bon mon premier récit :



An -2937 du calendrier impérial

" Le jour n'allait pas tarder à se coucher. Utep mit sa cape et se prépara à partir. C'était un homme de taille moyenne, tout ce qu'il y a de plus banal. Seul sa peau grise et presque craquelée, signe de l'utilisation fréquente des incantations, le différenciait d'un simple marchand. Il était vêtu comme la plupart de ceux qui fréquentent le désert : une ample robe noire, et une tunique de toile. Malgré tout, il exhalait l'aura de puissance et d'autorité d'un grand seigneur, dans son attitude et son comportement. Il vérifia la présence de sa jarre, attachée à un grand et long bâton qu'il tenait dans la main. Cette jarre lui venait d'un de ses ancêtres, un prêtre liche qui mourut de vieillesse après deux siècles d'existence. Ses restes reposaient dans cette jarre, qui avait le curieux pouvoir de lui apporter de l'énergie magique en cas de besoin. Malheureusement, le pouvoir de l'objet s'épuisait très vite et seul un rituel accompli la nuit de la nouvelle lune pouvait le lui rendre.
Il sortit dans la grande avenue et appela mentalement sa créature. Après quelques minutes qui lui parurent durer une éternité, il entendit le son si familier du déplacement des huit pattes de la chose dans le sable d'une ruelle. Dans la lumière déclinante du jour, Utep aperçut Athaf sortir de la ruelle. Utep un frisson. Avoir une créature aussi terrifiante à quelques mètres devant lui, même s'il la contrôlait, le mettait toujours mal à l'aise. C'était un scorpion des tombes, à qui il avait donné le nom de son père, car c'était lui qui l'avait créé. Son grand-père était tombé en disgrâce pour n'avoir pas su protéger son prince lors d'une bataille. Bien qu’il ait été exclu du pouvoir, il avait une puissance non négligeable et transmit ses connaissances à son fils, Ahtaf. Athaf avait voué sa vie à l'accomplissement de son œuvre : retrouver l'honneur perdu de sa famille. Il avait passé sa vie à fabriquer cette créature. Elever son fils ne fut donc qu'un petit contretemps à son objectif. Il lui apprit tout ce qu'il savait, comme son père l'avait fait avant lui. Son fils, Utep, se révéla très vite bien plus doué que lui. Aidé d'Utep, il conçut sa créature, assemblant des os, de la pierre et du bronze au moyen d'incantations immémoriales. Il avait atteint sa forme définitive. Plus grand qu'un homme, se déplaçant sur ses huit puissantes pattes, il était surtout équipé pour le combat. Ses deux pinces pouvait coupé un homme en deux. Une queue flexible était terminée par un redoutable dard, qui à défaut d'être empoisonné, était aussi tranchant que le plus effilé des cimeterres. Une parodie de tête le rendait terrifiant et parfait, mais il était resté définitivement sans vie. Ahtaf était mort avant d'avoir achever son œuvre. Il avait été piqué par un scorpion dont le poison était mortel. Quelle ironie du sort ! Utep avait placé les restes de son père dans sa créature, sachant qu'il aurait apprécié son geste. C'est alors qu'eut lieu le miracle : la créature avait pris vie. C'était donc cela dont avait besoin le scorpion : d'une vie. Son père aurait été fier d'avoir animé sa créature. Il lui avait fallu un long moment pour arriver à contrôler parfaitement sa créature. Il fallait une volonté de fer pour qu'elle lui obéisse.
Avec une créature pareille, témoin de sa puissance magique, il pourrait entrer au service du prince de Lybaras, Dhekesh. Ainsi il rendrait son honneur à sa famille.
Utep songea un moment à se rendre à la nécropole en utilisant le pouvoir de sa cape. Elle était transmise de père en fils depuis des générations. La légende disait qu'elle avait été retrouvée après la plus terrible tempête de sable qu'il n'y eut jamais eut sur Nehekhara. On la disait créée par le dieu Seth, mais Utep n'était pas naïf : Un simple magicien, bien que devant être très puissant, aurait pu fabriquer cette cape. Elle permettait de transformer son porteur en tourbillon de sable, qui pouvait alors parcourir des distances considérables.
Mais il renonça bien vite à l'idée de l'utiliser : Ahtaf ne pourrait pas le suivre. Il traversa donc la ville à pied, sa créature faisait fuir les rares passants encore debout à cette heure. Il n'entendait que le bruit de ses pas sur le sable.
Il contempla les maisons de pierre blanche et le magnifique temple du culte. Lybaras était une ville magnifique. Il y a une dizaine d'année, la précédente reine de Lybaras, la défunte reine Rasut avait soumis Nehekhara tout entière. Elle avait fait de Lybaras la plus belle ville de Nehkhara, grâce aux tributs pris dans les autres citées. Bien que la ville n'aie pas changé depuis son règne, sa mort vit les autres citées redevenir indépendante et son successeur, le roi Khetep, ne sut pas les en empêcher. Khetep n'avait pas la carrure de la reine Rasut, mais il comptait bien reconquérir son empire. Et peut-être qu'Utep pourrait l'y aider.
Lorsque la nuit fut totalement tombée, il était devant la nécropole royale, qui servait aussi de salle du trône. Il se sentait toujours minuscule devant l'incroyable masse de pierre.
Il ordonna à Athaf de l'attendre devant la nécropole, puis s'approcha des gardes.
- Que veut-tu ? , lança l'un d’eux, un véritable colosse.
- Je demande une audience immédiate avec le Prince.
- C'est ton droit. Sache toutefois que le prince n'a aucune pitié pour ceux qui le dérangent inutilement.
C'était la loi à Lybaras. Il hocha la tête en signe d'assentiment. Il fut conduit sous bonne garde devant le prince. Celui-ci était assis sur un magnifique trône, surplombé par une bannière aux couleurs de la ville : Un croissant de lune entouré par trois points. Le prince était resplendissant d'or et de bijoux. Il portait une coiffe d'or massif surplombé par un aspic du même métal. Le bleu turquoise de la légion commandée par le prince se retrouvait majoritairement dans ses vêtements.
- Que veut-tu ? Demanda-t-il.
- Je suis venu vous proposer mes services mon prince.
- Et qu'est-ce qui te fait dire que tu me serais utile ?
- Je pratique la magie des prêtres liches, mon prince.
- Pourtant tu n'as pas les vêtements de ceux du culte. Et j'ai un temple tout entier plein de prêtre à ma disposition.
- Mais aucun ne serait capable de fabriquer une telle créature.

Il appela mentalement Athaf. Celui-ci entra dans la nécropole, indifférent aux gardes qui tentaient de le repousser. Le prince regarda Athaf, admiratif.
-Un scorpion des tombes, dit-il pensif. On en avait plus fabriqué de nouveaux depuis des siècles. Et tu dis que tu l'as fabriqué toi-même ?
-Oui, prince.
- Finalement tu me seras bien utile. Mon père, le roi Khetep, voulait justement m'adjoindre un prêtre liche pour me conseiller et m'aider au combat en exerçant son art. Je n'étais pas vraiment convaincu de leur utilité, mais devant une telle prouesse je vais accéder à sa demande.
Je te nomme prêtre liche. Tu seras mon conseiller et soutiendra mon armée au combat. Mes serviteurs vont te donner les insignes de ton titre.
- Merci, mon prince. Je ne vous décevrais pas.
- Il en va de ton intérêt.

Des serviteurs le conduisirent à ses appartements. Il lui donnèrent un sceptre surmonté d'un cimeterre, une coiffe en forme de cobra, de nombreuse décoration d'or et de bijoux et de nouveaux vêtements aux couleurs du prince. Il insista pour garder sa cape et sa jarre, bien que leur apparence ne les rendent pas digne de sa fonction. Avec sa nouvelle tenue, il serait respecté et reconnu par tous comme prêtre liche de la légion.

Utep s'endormit en songeant à des rêves de puissance et en remerciant son père pour son ultime cadeau.



Voilà pour le premier récit ! Qu'en pensez-vous ? Je vais certainement convertir un prêtre liche pour lui ajouter une cape et une jarre pour coller à l'histoire ( la cape des dunes et la jarre hiératique, vous l'aurez deviné ). Enfin je mettrait tout ça dans mon futur post à long terme, mais pour le moment j'ai pas encore peint assez de figs pour ça alors je me contente de récits.

Voilà, d'autres récits suivront, nottament pour justifier la présence du porte-enseigne, du roi et de quelques autres unités.

Ah et pour les noms, ils sont issus du LA rdt, mais je les ais rééutilisé à mon compte, vu qu'ils n'étaient pas trés connus. N'essayez donc pas de trouver le lien entre Khetep ( de la troisiéme dynastie dans le LA ) et le prince Dhekesh de l'an 1520 ^^, c'était juste que les noms me plaisaient Mr. Green .
ps: Désolé pour les fautes, pour le moment je suis pas sur le bon ordi donc j'ai pas word pour la correction automatique, je ferai ça plus tard en éditant.

Edit: j'ai corriger les fautes et j'ai changé deux trois trucs.
Edit2 : J'ai commencé à étayer le texte pour ajouter plein de détail, mais c'est pas encore fini.


Dernière édition par le Mar 21 Aoû - 23:46, édité 8 fois
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Sphinx
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Ven 27 Avr - 14:55

C'est digne de black librairie !!
L'histoire et le background (quoique ,une liche dans une citée ) sont bien ,mais je trouve que le pére grands pére du prêtre ne sont pas trés logique (mort trop taux , le scorpions aurait du être fait plus "facilement ") .
Bravo pour la justification des objet majiques .
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Walach
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Ven 27 Avr - 18:16

Merci pour la réponse, je commençait à désespérer Razz
En ce qui concerne le scorpion, il a été dur à faire parce que le pére n'était pas un vrai prêtre liche, donc il n'était pas trés puissant.
Sinon, j'ai pas encore finit celui-là puisque j'avais décidé de rajouter des détails. Je l'ai fait pour la premiére partie du texte mais j'ai pas ( encore ) améliorer la deuxième moitié, ce que je vais faire ce soir.
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setepenmentou
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Ven 27 Avr - 18:43

Désolé de pas avoir répondu plus tot. Bien sympa en effet.
Suite?
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Walach
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Ven 27 Avr - 19:16

En fait il faudrait que tu le relises dés que j'aurai finit de l'améliorer. En fait entre ton message et le mien il a bien changé ^^ . Mais sinon ne t'inquiétes pas, il y aura surement une suite.

Edit: bon j'ai à peu prés finit les modifications, faut juste que je corrige les fautes, mais là j'ai pas le temps. ( d'ici une heure ou deux surement ).
Edit2: j'ai corrigé les fautes et j'ai encore changé 2 trucs. Déjà qu'il soit pas hiéro direct vu que hiéro c'est seulement aprés le sort de Nagash ( quand ils se relévent de leur tombes ). Donc pour le moment c'est "conseillé" et ça viendra aprés "hiérophante" , puisque avant ça existe pas vraiment.
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Walach
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Lun 23 Juil - 23:47

Voilà donc la suite tant attendue Very Happy ! ça se déroule 40 ans auparavant, lorsque le père d'Athaf était grand prêtre liche de Lybaras, le Roi Khetep simple Prince, et sa mère, la reine. Je vous préviens, c'est trèèèèèèèès long !



An - 2977 du calendrier impérial

-Quels sont les dernières nouvelles de mon royaume, vizir ? demanda la reine.
-nos éclaireurs ont aperçu une petite créature encapuchonnée dans la vallée des rois, monseigneur. Nous n'avons pas pu déterminer à quelle race il appartenait et la raison de sa présence.
- S'il était seul, il n'est pas une menace pour nous, et nous avons des affaires plus urgentes.
- Certes, mais il n’est peut-être que l’éclaireur d’un peuple vivant dans la jungle ou dans les montagnes.
Les portes de la salle s’ouvrirent brusquement sur un messager.
- Ma reine, je suis envoyé par Sehenesmet, le grand vizir de Quatar. Le palais est attaqué par des nomades du désert et il réclame votre aide. Son armée est submergée sous le nombre des nomades qui se sont rassemblés contre lui.
- En tant que reine de Nehekhara, les autres cités me doivent l’obéissance, mais j’ai également le devoir de les protéger. Il ne sera pas dit que la grande reine de Nehekhara aura failli à son devoir. Dites à Sehenesmet que la toute puissante reine Rasut s’en va en guerre contre les nomades du désert, qui ne nous ont que trop défiés !
-Bien ma reine.
- Khetep, mon fils, je te confie la ville en mon absence. Tu es jeune, mais il est grand temps que tu aies une expérience du pouvoir et c’est l’occasion parfaite pour cela. Puissent les dieux du désert veiller sur toi.
- Oui mère, je ne vous décevrai pas.
-Très bien, dans ce cas, je vais diriger les préparatifs de départ.

La reine sortit donc, et le prince resta seul dans la salle, pensif.
Il n’avait pas plus de vingt ans, mais il avait déjà la gravité et la majesté d’un grand seigneur. La richesse de ses vêtements témoignait de celle de la ville, et il arborait la couleur de sa légion. C’était en effet une tradition dans la dynastie des rois et reines de Lybaras : Le roi portait le rouge sang de la légion royale, composée des troupes les plus nobles, et le prince le bleu turquoise de la légion princière, contenant le reste de l’armée.

-Karnut ?
- Oui mon prince ? demanda le grand prêtre en sortant de l’antichambre donnant sur la salle du trône.
- Fait prévenir la population : Le prince Khetep assumera la régence du royaume pendant l’absence de la reine, et il se montrera digne de sa fonction.
-Ce sera fait, mon prince.

Karnut se retira dans l’obscurité. Il portait la coiffe en forme d’aspic caractéristique du culte de Lybaras, et deux objets que sa lignée se transmettait de génération en génération : une cape qui semblait constituée de sable, et une antique jarre. Sur les parchemins accrochés à son sceptre figurait le symbole de Lybaras et de ses rois : un croissant de lune entouré de trois points. Au cours de son apprentissage, son précepteur lui avait révélé sa signification :

« Les trois points représentent la trinité, trois dieux majeurs que nous vénérons : Phakt, le dieux faucon qui peut voir le pêché des morts lors de la pesée de l’âme ; son frère, Djaf, le terrible dieu à tête de chacal, colérique dieux de la guerre, et enfin Ptra, dieux du soleil, de l’éternité et de l’immortalité. Le croissant de lune représente notre bien-aimée déesse aspic, Asph, déesse de la vengeance, de la beauté et de la magie. Elle protége notre peuple, notre roi et notre ville et nous prête sa force à la guerre. Seule les plus grands prêtres ont l’honneur de la vénérer, et la servent avec ferveur et dévotion jusqu’à la mort.

Le symbole de la légion Lybaras est très ancien et empreint de sagesse. On peut interpréter de différentes autres manières : au centre se trouvent les dieux, entourés par les trois classes de toute civilisation : la noblesse, le peuple et le culte, ou encore le roi, entouré par son représentant, le porte-enseigne, par le prince et par le grand prêtre liche de la légion.

Pour l’instant, tu vénère les dieux de la trinité, mais dans de nombreuses années, tu serviras peut-être la déesse aspic, comme l’a toujours fait ta lignée depuis des décennies. »

Il n’avait jamais oublié ces paroles. Le précepteur avait vu juste : il avait très vite monté dans la hiérarchie du culte, jusqu’à servir la déesse aspic et devenir le grand prêtre de la légion.

Une voix le tira de ses rêveries, et il retourna à sa mission.





- Prince, je viens d’apprendre une information importante.
- Et bien parle, Karnut.
- Les nomades sont sur le point de lancer une nouvelle attaque sur la ville.
- Nous les repousserons, comme toujours. Ce ne sont que des pillards indisciplinés.
- Je crains que cela ne se passe pas ainsi cette fois-ci. Ce ne sont plus de simples tribus hostiles les unes aux autres. Elles ont été rassemblées par un homme qu’ils prennent pour un dieux, un certain Lakhashar. Nous risquons d’affronter une véritable armée organisée et disciplinée.
- Combien sont-ils ?
- Des milliers. Bien plus que toutes leurs attaques précédentes.
- Qu’avons-nous à notre disposition pour les repousser ?
- Notre reine est partie avec la légion royale. Il ne reste plus que votre légion, la garnison de la ville et votre garde personnelle. Je crains que cela ne soit pas suffisant.
- Il faut prévenir la reine immédiatement. L’attaque sur Quatar n’était certainement qu’une diversion, et le gros de leur force se trouve ici.
- Malheureusement, elle est déjà partie depuis une semaine et elle ne reviendra jamais à temps.
- Nous tiendrons. Il le faut. Faites prévenir ma garde, qu’elle rejoigne la légion.
-Ce sera fait, Prince.







Zakash fut réveillé par des cris. Il se leva rapidement, prit son cimeterre et enfila ses vêtements de toile ample de couleur rouge sang et sa coiffe rituelle. C’était les vêtements de la garde personnelle du prince, dont la couleur rouge sang, qui généralement correspondait plutôt à la légion royale, en montrait la noblesse. Zakash était entré dans la légion en tant que simple soldat à l’âge de 17 ans. Il s’était très vite distingué au cours des campagnes militaires mené par la reine et son fils, pour son habileté au combat et dans le maniement du sabre. Ainsi, il était monté dans la hiérarchie de la légion, jusqu’à devenir membre de la garde rapprochée et recevoir le cimeterre de la main même du prince.

L’agitation était visible. Les marchands se hâtaient avec leur cargaison vers les portes de la ville, suivis par des femmes et des enfants. Zakash interpella un marchand.

- Que se passe-t-il ?
- Ils arrivent ! Fuyez tant qu'il en est encore temps !

Soudain, une pluie de flèches s’abattit sur la cité, se fichant dans le sol, les murs et les corps des malchanceux. Quelqu’un cria : « Les nomades passent à l’attaque ! » et ce cri fut reprit dans toute la ville, accentuant encore la panique.

Zakash entendit le son d’un cor. La garde était appelée au palais ! Il se précipita, se frayant un passage à travers la foule. Quand il entra dans la salle du trône, la plupart des gardes étaient déjà arrivés.

Le grand prêtre, Karnut, était en grande conversation avec le prince.

- Nous devons partir, mon prince ! La légion est trop affaiblie par le départ de la reine, et nous ne résisterons pas à l’assaut d’une armée de nomade ! Ils sont en train d’encercler la ville, et nous ne pourrons bientôt plus partir. La Reine a été prévenue de la situation, mais elle ne reviendra pas avant plusieurs semaines. Nous reprendrons la ville a son retour.
- Bien que l’idée de laisser la ville entre les mains de ces barbares me révolte, tes paroles sont justes, Karnut. Partons tant qu’il en est encore temps.

A ces paroles, la garde se mit en formation autour du prince, Zakash à la droite de celui-ci. Le groupe sortit du palais, suivit par Karnut.

Ils parcoururent la ville en direction de la sortie la plus proche, la garde libérant un passage au milieu de la foule. Soudain, une nouvelle grêle de flèches s’abattit sur la foule. Zakash s’aperçut que le prince s'était écroulé, foudroyé par un projectile.

Soudain, les nomades surgirent par la porte de la ville. Ils étaient encerclés, et le prince était blessé.

- Karnut ! Utilises ta cape pour sauver le prince et l'amener en lieu sur. Je vais tenter de les retenir !

Karnut ne répondit pas. Le sort de la garde était inéluctable, et la ville était encerclée. Seul le porteur de la cape survivrait. Ce que lui demandait Zakash, c’était un sacrifice. Son jeune fils, Athaf, n’avait que 15 ans. Dans un an il commencerait son apprentissage de prêtre, et avec l’aide de son père il était promu à un bel avenir. Mais sans lui, il était plus qu’incertain … Il descendait d’une grande lignée de prêtre, tous au service de la déesse aspic, et de la cité de Lybaras. Pouvait-il laisser la tradition s’éteindre, laisser sa lignée devenir une lignée de marchands ou de simples soldats ?
Karnut prit donc la seule décision qu’il jugeait acceptable, bien que difficile.

Sous les yeux de Zakash, la cape de Karnut le transforma en un tourbillon de sable, qui sortit de la ville sous les yeux ébahis des nomades.

- Ce traître de Karnut s’est enfuit avec le seul moyen que le prince avait de quitter la ville, cria Zakash à la garde. Nous allons protéger le Prince, jusqu’à la mort s’il le faut !
Ses paroles furent accueillies par une acclamation de la garde, et elle se mit en formation défensive autour du Prince.

Les nomades chargèrent la garde. Les soldats ne bronchèrent pas, jouant de leurs cimeterres, mordant la chair, tranchant les membres. La garde résistait, les nomades tués étaient aussitôt remplacés par de nouveaux combattant. Les lames accomplissaient leur œuvre de mort, le sang ruisselait, les corps des nomades s’amoncelaient. Les grêles de flèches tombaient, meurtrières, frappant aussi bien les nomades que les hommes de la garde. Le combat, monotone, dura encore longtemps. La garde commençait à faiblir, et les soldats à fatiguer. L’un d’eux fut tué par une lame chanceuse, un autre écrasé par un étalon. Leurs rangs s’éclaircissaient tandis que les nomades continuaient d’affluer. Les nomades cessèrent soudain l'attaque et s'écartèrent. Un cavalier apparut au milieu des rangs ennemis, monté sur un étalon d’un noir de jais, et brandissant un sabre aux reflets irisés.

Une voix grave et rauque sortit du casque du cavalier.
- Je suis Lakhashar, seigneur du désert ! Vous n'êtes qu'une poignée de soldats, contre d'innombrables cavaliers. Cette nuit, cette ville sera mienne. Déposez vos armes, et votre mort sera rapide.
Zakash frémit à ces paroles.
- Tu te proclames seigneur du désert, mais tu n’es rien d’autre qu’un simple chef de tribu qui profite de l’absence de la reine pour te nommer seigneur de Lybaras ! Quant à la mort rapide que tu nous promet, sache que nous avons juré de servir notre reine jusque dans la mort, et qu'une place nous est promis à ses côtés dans la nécropole.

Sans un mot, le nomade descendit de son cheval et dégaina son sabre.
Il tenta un rapide coup en direction de la gorge de Zakash, qu'il para aisément. Celui-ci feinta puis porta un coup en revers que Lakhashar esquiva sans mal. Ils se jaugèrent ainsi quelque temps, chacun cherchant à trouver le point faible de son adversaire.
Soudain, comme répondant à un signal invisible, les deux combattants intensifièrent leurs attaques. Lakhashar feintait et frappait avec hargne tandis que Zakash paraît ou esquivait, cherchant une occasion de répliquer. Le nomade se fatiguait et ses assauts rebondissaient toujours sur bouclier ou le cimeterre de Zakash. Ce dernier décela une ouverture dans la garde de son adversaire. Le sabre de Lakhashar s’abattit, mais Zakash avait fait un bond sur le côté. Emporté par son élan, Lakhashar ne put éviter le cimeterre de Zakash. La tête du nomade tomba sans bruit sur le sol, dans un flot de sang.
Zakash la prit dans sa main et la leva pour que tous puisse la voir.

- Ceci était celui que vous appeliez Lakhashar, que vous preniez pour un dieux ! Cessez le combat pendant qu’il en est encore temps. Vous n’avez plus de chef, et la légion royale est sur le chemin du retour. La reine acceptera peut-être votre rédemption.

Les nomades fuirent, horrifiés par la mort de leur chef. Seul quelqu'uns restèrent, les ornements de leur sabre indiquant leur statut de chef.
L'un d'eux se détacha des autres et s’approcha de Zakash. Il déposa son sabre à ses pied.

- Seigneur, je m’appelle Alkharad. J’ai commandé ces troupes, et j’ai la confiance de mes hommes. Je servais Lakhashar, et désormais je souhaite servir son vainqueur. Mes hommes me resteront fidèles.
Zakash réfléchit quelques instants avant de répondre solonellement :

- J’accepte ton offre, Alkharad. Les nomades seront meilleurs alliés qu’ennemis.
- Nous demeurerons fidèles à la Reine de Lybaras, et à ses descendants.


Alors, ceux qui ont le courage de le lire, qu'en pensez vous ? farao

Edit: j'ai améliorer quelques passages, mais bon de toute façon personne ne l'avait encore lu je crois.


Dernière édition par le Mar 21 Aoû - 23:48, édité 3 fois
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oscardilucas
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Lun 20 Aoû - 9:08

tres jolibravo *continue
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Bigbeef
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Lun 20 Aoû - 12:29

Continue comme ça, j'adore les mecs comme toi qui ont une de ces inspirations etc etc .... CA DECHIRE !! ^^
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Walach
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Lun 20 Aoû - 13:32

Merci beaucoup, ça fait plaisir Smile Je vais essayer de vous pondre la suite, qui devrait concerner mes prêtres liches ( la petite famille ^^ ).
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Walach
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MessageSujet: Re: Chroniques de Lybaras   Dim 9 Sep - 12:17

Voilà donc le troisième texte, concernant Utep, ses deux fils, mon arche des âmes damnées et mon deuxième scorpion. J'ai rajouté des dates aux deux premiers textes, que vous puissez suivre, parce que les textes ne sont pas vraiment dans l'ordre chronologique.

An – 2906 du calendrier impérial



Utep prononça les phrases rituelles.

« Je servirai notre bien-aimée déesse tutélaire, Asph, la déesse aspic, de toute mon âme, jusqu’à la mort et après la mort. Je la servirai sans jamais faillir, je répandrais sa parole auprès de notre roi, pour la gloire de Lybaras et sa suprématie sur cette terre. »

Ses deux fils le regardaient solennellement. Ils portaient leur tenue de cérémonie, de la couleur bleue turquoise de la légion princière.

On lui remit la toge rouge sang de la légion royale. C’était ce qu’il attendait depuis 31 ans, depuis qu’il était entré au service du Prince. Entrer au service de la déesse aspic, l’ultime récompense pour sa loyauté ! Quelle ironie, pensa-t-il, que son ancêtre ai été banni du culte pour trahison !

Il regarda Sekhubi, son fils cadet. Lui aussi aurait pu rejoindre la légion royale, si seulement …

C’était il y a 3 ans. Il venait de passer sa vingt-troisième fête des moissons, et il ne faisait parti du culte que depuis 4 ans, mais il était en voie de devenir le meilleur prêtre liche vivant. Il servait phakth, le dieux faucon, comme beaucoup de ses semblables, et il était doté d’un don pour l’art ancien des incantations. Jamais il n’avait vu de prêtre maniant aussi subtilement les cartouches composant les incantations et les psaumes rituels. Il avait contribué, avec son frère aîné et d’autres prêtres du culte, à la création d’un deuxième scorpion des tombes, fait de pierre blanche poli, et des matériaux les plus précieux que le culte avait pu fournir.

En étudiant des textes de très anciens prêtres liches, il avait découvert une ancienne légende mentionnant un objet de grande puissance, héritage des premiers prêtres de nehekhara. La légende disait que cet objet était caché sous le sol du temple, protégé par des incantations dont le secret était perdu dans les limbes de l’oubli. L’objet serait un coffret créé pour protéger la terre d’un roi oublié, aspirant les âmes des ennemis et les emplissant de terreur.

Il avait découvert dans le sous-sol du temple une incantation étrange sur un mur. Il n’en avait jamais vu de semblables, et elle concordait avec la légende. Il avait passé un an à chercher dans des parchemins anciens, essayant obstinément de comprendre cette incantation. Tant qu’elle demeurerait sur le mur du temple, jamais il ne découvrirait ce qui se cachait derrière. Au bout d’un an de labeur, il avait découvert comment la briser. Il avait mis toutes ses forces dans sa tentative, et bien que l’incantation eut été dissipée, la puissance de Sekhubi avait été terriblement atteinte. Il était devenu à peine aussi puissant qu’un simple prêtre liche.

Derrière le mur, il avait enfin découvert le coffret, ainsi que de précieux parchemins rassemblant les notes de celui qui l’avait construit. Le prêtre en question avait jugé l’instrument trop dangereux pour être utilisé, car il affectait aussi les bien les âmes des valeureux combattants de la légion que celle des barbares qu’ils combattaient. Toutefois, ce défaut pouvait être corrigé.

Depuis ce jour, avant chaque bataille devant la ville de Lybaras, l’arche des âmes damnées était placée en haut des remparts de la ville, aspirant l’énergie vitale de leurs ennemis quand Sekhubi ouvrait le coffret.

Le fils aîné d’Utep apporta les offrandes à la statue de son dieux tutélaire, le dieux Djaf à tête de chacal. Cela aussi faisait parti de la tradition.

Kazadith n’avait jamais été aussi puissant que son frère cadet. Malgré tout, il avait réussi à tirer de la mort un étalon, qui lui servait désormais de monture. Ce simple fait lui avait permis de monter dans la hiérarchie du culte. Il éliminait ses rivaux quand il jugeait qu’ils menaçaient sa position, et leurs crânes ornaient désormais son sceptre. Il avait été affecté à la légion princière, tout comme son frère, bien que celui-ci protégeait la ville de Lybaras elle-même.

Utep reçut la bénédiction du roi lui-même, sa main apposée sur son front.
La cérémonie était donc terminée. Utep entrerait dans ses fonctions cette nuit même. Il y avait beaucoup à faire. Vraiment beaucoup à faire.
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Chroniques de Lybaras
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