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 Pour un instant d'éternité

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syhl
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MessageSujet: Pour un instant d'éternité   Lun 8 Nov - 15:42

Salut!batman
J'ai écrit le background de mon armée de RDT car j'ai joué en campagne avec des potes; j'ai déja posté ce texte sur un forum dédié à Warhammer et aux jeux de plateaux en général; est-ce que vous seriez intéressé par mon récit? :bigsmurf:
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Hérihor
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Lun 8 Nov - 16:16

T'a cas faire un copier coller et nous le mettre ici Smile
Un récit sera le bienvenus cheers .
Ha! Et j'en profite pour vous signaler que je vais bientôt débuter une campagne et que je compte écrire des résumé que je posterai dans cette section !

_________________
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YellowFly
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Lun 8 Nov - 17:55

Citation :
Ha! Et j'en profite pour vous signaler que je vais bientôt débuter une campagne et que je compte écrire des résumé que je posterai dans cette section !

Ca dépend c'est sous quelle forme...

Si c'est plus "rapport de battaile", il y a une section pour ca.

Citation :
J'ai écrit le background de mon armée de RDT car j'ai joué en campagne avec des potes; j'ai déja posté ce texte sur un forum dédié à Warhammer et aux jeux de plateaux en général; est-ce que vous seriez intéressé par mon récit?


Mais bien sur qu'on l'est ! (enfin moi en tout cas)

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le savoir, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale !
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Raphte V
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Lun 8 Nov - 20:24

Citation :
J'ai écrit le background de mon armée de RDT car j'ai joué en campagne avec des potes; j'ai déja posté ce texte sur un forum dédié à Warhammer et aux jeux de plateaux en général; est-ce que vous seriez intéressé par mon récit?

Allé envoi ton réci que l'on se régale....

-RaphteV-
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syhl
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Lun 8 Nov - 21:41

bon, voici la première partie (je poste en trois fois que ça devienne pas indigeste...)

POUR UN INSTANT D'ETERNITE

Moi, Athénoset, scribe royal et secrétaire particulier de la grande Reine Mérit-Sekhmet, Maîtresse des terres de Méhérouka, j’ai décidé de consigner par écrit la vie et le règne de ma grande souveraine, afin que rien ne soit oublié des heures sombres que nous sommes en train de vivre, et pour que la vérité si longtemps tue éclate enfin au grand jour.

Mérit-Sekhmet est née et a grandi sous le règne glorieux et prospère du Roi Khétep de la Troisième Dynastie des Rois des Tombes, dans la province de Méhérouka, située au sud des Territoires Néhékariens. Cette province jouit d’un statut particulier au sein de ces Terres, et ce depuis des générations. En effet, elle est gérée en quasi-indépendance par le Seigneur qui y vit et sa famille, et ce depuis près de 300 ans, depuis qu’Aménothep, ancêtre de Mérit-Sekhmet, l’a reçu en récompense d’un haut fait. Mais il n’est pas encore temps de narrer cela.

A l’époque d’Aménothep régnait le puissant RakaphIII ; il avait lancé une grande campagne de représailles pour châtier des tribus rebelles au sud de ses Terres, et pour annexer ces nouveaux territoires. Aménothep avait répondu à l’appel de son souverain et avait levé une petite armée pour le servir. Les batailles s’enchaînaient à une vitesse hallucinante, massacres après massacres, sans pitié pour les hommes ; seuls les femmes et les enfants étaient relativement épargnés par les guerriers, mais étaient capturés pour servir d’esclaves aux familles les plus nobles.
Cependant une des batailles faillit bien tourner au drame. Depuis longtemps le grand RakaphIII se doutait que des complots visant à l’évincer se créaient dans l’ombre de sa cour ; des tentatives d’assassinat avaient déjà été déjouées au palais même ; et le Roi avait quelques soupçons sur les chefs présumés de ces groupuscules. Il ne réunissait autour de lui que ses conseillers les plus proches, tels Aménothep ; Mais aucun d’eux ne fut jamais plus proche de lui que ne le fut son demi-frère Ramétep.


Ramétep, « l’exécuteur de Râ », avait grandi auprès du roi. De mémoire de serviteurs, il avait toujours été dans le palais. Son histoire était connue de tous. Il était le chef d’une tribu barbare qui vivait au nord des Terres Néhékariennes. Cette tribu pillait régulièrement les régions frontalières des Terres que dirigeait Pharakh, père de RakaphIII. A titre d’exemple, la tribu fut massacrée sous les yeux de son chef qui, son fils de 5ans dans les bras, était entouré par la garde personnelle de Pharakh et réduit à l’impuissance. Puis le roi s’avança au milieu du cercle de lances qui entouraient le chef barbare, et lui parla.
- « Nous sommes Pharakh, Roi des Terres que tu as souillé de ton passage. Qui que tu sois, tu as eu tort de piller ces contrées et par-là même défier Notre Puissance. Mais Nous avons décidé de te donner une chance de survivre. »
Il fit un geste, et un prêtre s’avança, portant deux épées étincelantes sur un coussin grenat.
- « Voici deux épées forgées et bénies par les Dieux à l’aube des temps. L’une est Râhesha, l’épée de Râ, l’épée de force et de puissance. L’autre est Maâthesha, l’épée de Maât, l’épée de la justice. Nous allons nous battre avec ces épées. Si tu triomphes, tu pourras partir librement avec ton fils. Si Nous te tuons, ton fils mourra. Essaie de fuir, et ces archers que tu voies vous achèveront tous deux. Dans Notre grande clémence, Nous te laissons prendre l’épée qui te défendra. Choisis ! »
Les yeux fous de rage, le barbare posa son fils à terre et l’éloigna de lui ; puis il prit Râhesha avec détermination. Pharakh prit avec respect Maâthesha, et le duel s’engagea. Il ne dura pas longtemps. Le barbare s’effondra sur le sol, la gorge tranchée. Des clameurs s’élevèrent des poitrines des soldats, qui se turent brusquement à la vue du spectacle qui se déroulait sous leurs yeux. En effet, le jeune fils du chef, qui devait avoir 5ans, s’était approché du corps de son père et, loin de pleurer, les yeux emplis de haine, tremblant de rage, il essayait de soulever la lourde épée de ses deux petites mains, tout en fixant le Roi. Pour tous, ses intentions étaient claires. Le Roi, loin de sourire, salua de la tête son jeune adversaire.
- « Tu es bien le digne fils de ton père. Le sang bouillonnant de ta race coule dans tes veines, et Nous savons reconnaître la bravoure là où elle se manifeste. Tu aurais pu devenir un guerrier redoutable si tu avais vécu. Mais Nous avons ordonné ta mort. Cesse donc de retarder l’inévitable, et meurs en brave que tu aurais du être. »
Ce faisant, il s’approcha de l’enfant qui venait de réussir à soulever l’imposante épée et la tenait à bout de bras au-dessus de sa petite tête. Le temps s’arrêta, l’enfant tenant l’épée qui oscillait dangereusement au-dessus de sa tête, défiant le Roi ; et le Roi prêt à frapper l’enfant, souhaitant lui donner une mort rapide et noble.
Soudain, une forme brune s’interposa entre le Roi et l’enfant à la vitesse de l’éclair. Un faucon, sorti de nulle part, venait de se poser sur le sable, en criant, les ailes ouvertes, face au Roi. Il semblait former un bouclier pour l’enfant.
Un murmure parcourut la foule des guerriers qui furent déstabilisés. Pharakh, stupéfait, fit un pas en arrière. Puis il se reprit et calma d’un geste ses soldats.
- « Soldats !! Cet oiseau est l’envoyé de Râ, Notre Père Divin, pour protéger cet enfant. »
Puis, levant les mains vers le soleil en signe d’adoration, il pria :
- « Oh mon Père, Tu as manifesté Ta Volonté et Tu seras entendu. Nous sommes tes fils dévoués et Nous t’obéirons, Toi qui nous as donné la vie. »
Il s’adressa enfin à ses soldats :
- « Cet enfant est désormais sous Notre protection. Sa vie est sacrée à Nos yeux. Quiconque l’insulte Nous insulte. Quiconque le blesse Nous blesse. Il devient Notre 2e fils et sera honoré en tant que tel sous le nom de Ramétep. Quiconque oubliera cela se verra privé de la vie, et ses proches seront bannis à tout jamais de Notre Royaume. »
Et il mit sa main sur la tête de l’enfant qui venait de reposer l’épée, tandis que le faucon s’envolait en criant, se dirigeait droit vers le soleil pour s’y évanouir.

Ainsi grandit Ramétep, qui en vint à considérer Néhékara comme une seconde patrie. Il se lia avec le jeune prince RakaphIII, fils de Pharakh, qui en vint à le considérer très vite comme un frère de sang. Ils ne se querellèrent jamais, sauf en amour...
Néféret... elle méritait bien son nom, « Belle d’entre les Belles ». Bien que simple bourgeoise, elle faisait tourner la tête de toute la noblesse masculine de Néhékara, notamment celle du jeune Roi. Sa beauté était inestimable, et n’avait d’égale que son apparente fragilité. Les artistes chantaient son nom et faisaient d’elle la réincarnation d’Hathor. Le Roi RakaphIII lui avoua son amour, mais elle le repoussa. Il la couvrit de présents, d’or, de cadeaux, de parfums ; mais elle continua de le repousser. Fou de rage, le Roi lui demanda une raison à ce refus catégorie. Néféret lui avoua qu’elle en aimait un autre : Ramétep...
On rapporta que la fureur du Roi dura sept jours et sept nuits avant qu’un conseiller ne puisse l’approcher. On dit aussi qu’il saccagea l’aile du palais qu’il avait aménagé pour sa belle, persuadé du succès de son entreprise. On dit enfin qu’il envoya des assassins pour supprimer celui qui lui avait ravi l’amour de sa vie. Mais qui peut savoir la vérité ? En tout cas, Ramétep et Néféret se marièrent quelque temps après. A la cour, les rumeurs allaient bon train. Comment allait réagir le Roi? A la surprise générale, il fut présent au repas qui fêtait l’évènement et présenta même ses vœux de bonheur au jeune couple. Il semblait ne rien s’être passé entre le Roi et son demi-frère ; ils recommencèrent à plaisanter et à paraître côte à côte comme avant.
Trois mois après le mariage débutait la campagne à laquelle Aménothep, ancêtre de Mérit-Sekhmet, allait participer. Ramétep hésitait à partir, car il laissait derrière lui sa femme qui venait juste d’apprendre qu’elle attendait un enfant. Mais le Roi rassura son ami, lui disant qu’il venait juste d’offrir un poste à Néféret au sein de sa cour privée, afin qu’elle reste au palais en sécurité pendant la campagne. A demi-satisfait, Ramétep se consacra à la campagne.

C’est donc à l’occasion de cette campagne que se passa l’évènement qui honora la famille de Mérit-Sekhmet et détruisit l’honneur de Ramétep à tout jamais.
En effet, l’une des batailles faillit tourner au désastre, car l’une des tribus du Sud avait été renseignée par des traîtres de l’itinéraire du Roi et de son armée. Une embuscade avait été tendue, et l’attaque surprit toutes les troupes. Au milieu de la confusion, des tireurs surgirent sur des hauteurs et ajustèrent le Roi. Heureusement, Aménothep eut le temps de voir le danger et, se découvrant, plaça son bouclier devant son souverain, lui évitant une mort atroce, mais s’exposant aux tirs. Il fut atteint à l’épaule et au torse par trois flèches enflammées ; et tandis que les guerriers néhékariens, par leur supériorité, reprenaient l’avantage et massacraient les rebelles, le Roi fit transporter son sauveur sur son propre char et le ramena au campement. Là pendant que ses médecins le soignaient, le Roi entra dans une colère noire ; il réunit son armée, et d’une voix forte il ordonna au traître de se dénoncer. Comme personne ne bougeait, il annonça que de toute façon il savait qui était celui qui l’avait trahi, et qu’il serait sans pitié quant à son châtiment. Et devant une foule de soldats stupéfaits, il claqua des doigts et des lanciers encerclèrent Ramétep, qui devint officiellement le Traître du Royaume, le Sholvah. Personne ne crut l’accusation de RakaphIII, mais personne n’osa le contredire ; et peu à peu chacun se persuada de l’impossible vérité. Beaucoup ont dit tout bas que jamais le Roi ne lui avait pardonné d’avoir épousé Néféret, et qu’il avait saisi ce moyen pour l’évincer.
Ramétep sous bonne garde, l’armée victorieuse reprit le chemin de la Cité Royale, déposant Aménothep sur ses terres pour sa convalescence. Là, le Roi organisa un banquet pour célébrer sa victoire, et obligea Ramétep à y assister, enchaîné, à ses côtés. Là, Ramétep découvrit avec horreur le poste que Néféret occupait à la cour sur l’ordre de RakaphIII : elle remplaçait le goûteur royal, celui qui devait vérifier chaque plat qui était destiné au Roi. Ramétep vécut le banquet comme un cauchemar, tandis que sa femme servait le Roi et goûtait ses aliments. A la fin du repas, lorsque les douceurs furent apportées, il commença à se détendre un peu, lorsqu’il vit Néféret porter les mains à son ventre, devenir blanche et s’effondrer au milieu de la salle. Le silence se fit tandis qu’elle se contorsionnait de douleur sous les yeux impassibles du Roi ; peu à peu ses râles s’espacèrent, et elle s’immobilisa à tout jamais. Ramétep poussa un cri inhumain et tenta de se libérer de ses entraves, mais en vain. Le Roi prit alors la parole :
- « Dieux, que voici une terrible tragédie. Sans cette femme Notre personne aurait été tuée. Il y a donc encore des traîtres dans Notre entourage ! Ils seront châtiés comme ils le méritent. »
Puis il se tourna vers Ramétep :
- « Vois, ta femme au moins a su garder son honneur, elle n’a pas cherché à Nous trahir ; elle a offert sa vie pour Notre personne ; elle est morte en brave, en Nous servant, comme tu aurais du continuer à le faire. Elle mérite donc d’être enterrée avec tous les honneurs. Nous ordonnons pour elle des funérailles dignes d’une princesse. Quant à toi, Ramétep, Nous avons décrété que ton existence devait prendre fin ce jour. Nous ne te mettrons pas à mort, et ce en souvenir du sacrifice de ton épouse pour Nous ; mais Nous t’empêcherons de nuire à nouveau. Tremble devant la toute puissance de la magie de ceux que tu as trahis, car ils vont t’enfermer sur Notre ordre dans une colonne d’air intemporelle, afin que tu restes emprisonné pour l’éternité, à contempler l’œuvre immense et le pouvoir sans limite de ton Dieu !! Que ton nom soit détruit et oublié de tous, que tes biens soient dispersés aux Quatre Vents, que tes Terres soient saccagées en Notre Nom ! Tu ne seras plus pour Nous que le Traître, le Sholvah. Va, et ne reparais jamais devant Notre personne !!! » Il est dit qu'en vérité c'est le roi lui même qui empoisonna le plat fatal.
Ce qu’il advint ensuite de Ramétep, nul ne le sut réellement. Il est dit de lui qu’il fut enfermé dans les profondeurs d’un temple secret de la capitale, gardé par plus de 100 Soldats et 20 Prêtres priant à tour de rôle pour maintenir une protection magique autour du temple. Et son nom fut oublié...

(voila, fin de la première partie...)
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Raphte V
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Mar 9 Nov - 11:36

Je n'aurais qu'une chose a dire, tu veux devenir modo de se forum????

-RarphteV-
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syhl
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Mar 9 Nov - 18:07

bah...pourquoi pas? mais je promets pas d'être là tous les jours...
Sinon ok pas de prob
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Hérihor
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Mar 9 Nov - 23:13

Et un modo pour la section récit et background !!
Un !!
Lol !! il m'a l'air bien ton récit, j'ai pas finis (pas le temps là Sad ) mais je te promet de le lire et d'apporter ma pierre a l'édifice... Confused

A bientôt thumleft

[color=blue]Edit de moi même[/color]:

J'ai lu le début, magnifique...c'est rechercher, c'est passionnant et c'est tout plein d'intrigues politiques Smile . J'adore cheers .

Y'a juste un petit truc dans l'intro:
[quote]Khétep de la Troisième Dynastie des Rois des Tombes[/quote]

Si se sont des RdT qui écrivent ça, il ne vont pas s'autonommer (oui, c'est français ça monsieur ! salut ) Rois des Tombes...enfin je pense.

Sinon c'est parfait, j'ai hâte de voir la suite... thumleft

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Hérihor Prètre du roi Kaseph

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syhl
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Jeu 18 Nov - 16:34

(et maintenant... la suite...)

Aménothep ne fut pas oublié, lui qui n’avait pas hésité à mettre sa vie en danger pour son Souverain. Le Roi, accompagné de ses proches, décida de se rendre à son chevet en grande pompe afin de lui manifester toute sa reconnaissance. La suite royale mit trois jours à rejoindre Méhérouka, ville principale du sud et lieu de résidence de la famille d’Aménothep. RakaphIII et sa suite purent être logés dans l’humble palais, mais il n’en fut pas de même pour la cour. Jamais on ne vit plus de tentes dressées autour des murs de Méhérouka ; la ville était parée de tissu pourpre, bleu et or, couleurs du Roi ; les rues débordaient d’allégresse, les temples étaient fleuris en l’honneur du Fils Divin. La venue du Roi était un évènement si rare qu’elle était considérée comme une bénédiction des Dieux et porteuse de bonheur pour les années à venir. Le Roi faisait ainsi un cadeau inestimable à Aménothep en honorant sa ville de Sa Présence.
Le banquet organisé pour le repas du soir n’avait pas le faste de ceux de la Capitale, mais le Roi ne semblait pas y faire vraiment attention. Aménothep ne fut pas présent pour recevoir le Roi, car ses blessures récentes l’obligeaient à garder le lit, dans une pièce fraîche et au calme. C’est sa ravissante épouse, la charmante Isisnofret, qui se chargea d’accueillir le Souverain. Malgré l’absence d’Aménothep, les convives continuèrent de s’amuser. Le Roi parut enchanté par la délicatesse et la douceur d’Isisnofret, la simplicité de la réception, et la fraîcheur des aliments. La jeune femme semblait très à l’aise dans son rôle de maîtresse de maison, et pas du tout intimidée par le Roi. Elle ne quitta la salle qu’une demi-heure, le temps d’aller prendre des nouvelles de son époux. Elle fut accompagnée par le Roi, qui tenait à remercier lui-même son sauveur. Puis le banquet reprit, et ne se termina que le lendemain matin au lever du soleil.
Au repas du midi, Aménothep put, soutenu par son épouse, se rendre un court instant dans la salle commune, juste au moment où le Roi et sa cour se préparait au départ. C’est à ce moment que le Roi, levant son sceptre, réclama le silence et prit la parole.
« Nous, RakaphIII, ordonnons par décret royal ce qui suit : en récompense de ses hauts faits pour Notre Personne, le Seigneur Aménothep reçoit à dater de ce jour et de Nos Mains le titre de propriété des Terres de Méhérouka qu’il a géré en Notre Nom pendant des années. Il reste entièrement libre d’administrer cette contrée comme bon lui semble, à condition de continuer à Nous servir et à Nous honorer. Nous décrétons également que ce titre sera valable pour lui et sa famille, et ce pour les générations à venir, jusqu’à ce qu’il en soit décidé autrement. »
Cette annonce jeta un froid dans la salle. La stupeur s’empara des courtisans. Jamais, jamais, dans toute l’histoire des Souverains de Khemri, un tel privilège n’avait été accordé à un petit seigneur de province ! Ce genre de cadeaux était en général réservé aux membres de la famille royale...
Notre maître Aménothep n’était pas le dernier à être surpris. Visiblement il n’était pas non plus au courant du don du Roi. Son épouse, Isisnofret, gardait la tête baissée et les yeux fermés, ne semblant pas croire que l’instant qu’elle vivait était réel. Puis Aménothep s’avança, entraînant son épouse avec lui, et s’agenouillant avec difficulté devant son Souverain, il parla d’une voix ferme :
« Nous remercions Notre Divin Souverain pour l’honneur qu’Il daigne nous faire, et nous ne L’en servirons qu’avec plus de ferveur. Nous Lui jurons à tout jamais fidélité, honneur et dévouement. Vie, Force et Santé au Maître des Belles Terres !! » La formule rituelle fut reprise en chœur par l’ensemble des participants ; puis le Roi sortit, et, s’installant sur son char, leva le bras pour donner le signal du départ.


Cette histoire est presque mot pour mot ce qui a été rapporté par les scribes royaux dans leurs rapports officiels. C’est ce qui a été rendu public, et ce que tous les participants au festin d’Aménothep et d’Isisnofret ont vu. Mais ce n’est pas la réalité. Pas du tout.
En cherchant des archives dans la bibliothèque de ma Souveraine pour établir cet historique, j’ai découvert deux rouleaux poussiéreux cachés derrière une étagère. Ils étaient très anciens, j’ai eu beaucoup de mal à les dérouler sans les abîmer.
Ils avaient été rédigés par Bakhen-Antouf, scribe personnel d’Aménothep. Le premier rouleau ne portait que le décompte des revenus commerciaux de Méhérouka ; le second était un extrait de son journal personnel dans lequel il narrait le banquet donné en l’honneur de RakaphIII. Mais il n’avait pas écrit la même version que les scribes royaux.
Le soir du banquet, Bakhen-Antouf s’était absenté quelques instants pour prendre l’air dans le patio. C’est là qu’il vit Isisnofret entrer dans la chambre de son époux, accompagnée du Roi RakaphIII. Mais le scribe savait, pour être passé le voir quelques minutes plus tôt, qu’Aménothep dormait, grâce à une drogue très légère prescrite par un de ses médecins. D’ailleurs Isisnofret et le Roi ressortirent rapidement de la chambre, et reprirent la direction de la salle principale. Soudain, le Roi posa sa main sur l’épaule de la jeune femme, qui s’arrêta et se retourna. Placé là où il l’était, Bakhen-Antouf ne pouvait entendre leurs paroles. Mais il vit distinctement le roi promener sa main sur la joue, puis la nuque, puis le dos d’Isisnofret ; celle-ci gardait la tête baissée, ne regardant pas l’homme en face d’elle. Puis le Roi retira sa main, fixa la femme tremblante, et lui dit quelque chose. Elle fit un pas en arrière. Il lui prit sèchement le poignet, et parla encore. Les épaules de la jeune femme s’affaissèrent, et après un moment elle s’inclina lentement devant son Souverain, comme si elle souffrait. Le Roi lui prit la main et l’entraîna, la tête toujours baissée, dans une pièce voisine, dont il ferma silencieusement la porte.
Voila de quoi Bakhen-Antouf fut témoin. Voila l’affront que dut subir la tendre épouse d’Aménothep, et c’est en paiement de cet instant volé que la famille avait reçu la propriété des Terres de Méhérouka. En paiement ! Ce n’était pas un remerciement, c’était une insulte à l’honneur et de la jeune femme, et de la famille. Mais le fond de l’ignominie n’était pas encore atteint... d’après le récit de Bakhen-Antouf, on apprit quelques semaines plus tard qu’Isisnofret était enceinte ; et il lui naquit une petite fille : la mère de Notre Bien-Aimée Mérit-Sekhmet.
Personne ne sut jamais qui était le véritable père de l’enfant. Et le soupçon demeure.


Mais aux vues des évènements récents, je pense qu’il est plus que probable que Notre Souveraine ait un lien de parenté avec les Maîtres actuels de Néhékara ; car qui d’autre, sinon une personne d’essence divine, recevrait la visite d’envoyés mystérieux, et se verrait confier une mission si grave, que l’avenir de tout un monde en dépendrait ? Mais je vais trop vite...
Bien sûr Mérit-Sekhmet, ma Souveraine, se trouva bouleversée lorsque je lui remis le rouleau compromettant. Elle s’enferma pendant 5 jours et 5nuits ; puis elle reparut, et reprit sa vie comme si de rien n’était. Mais quelque chose avait changé en elle ; elle continua de servir Khétep, le Nouveau Maître des Belles Terres, mais avec de plus en plus de réticence, à la limite de l’insolence. Cela venait du fait que Notre nouveau Grand Roi n’était pas réellement d’essence divine. En effet le malheur frappa à plusieurs reprises la Famille Royale, comme si les Dieux avaient décidé de punir RakaphIII pour les crimes odieux qu’Il avait commis. Il vécut si longtemps que nulle descendance ne put lui succéder à sa mort, car le premier de ses fils perdit la vie au cours d’un accident de chasse, et le second mourut d’une longue et mystérieuse maladie qui l’empêcha de régner. Les Prêtres consultèrent les Astres et ceux-ci leur révélèrent le nom de la Reine Rasut, qui dirigea alors le pays avec ferveur, générosité et puissance. Mais les Dieux ne furent pas satisfaits de la punition infligée à RakaphIII et s’acharnèrent sur les générations suivantes ; c’est ainsi que le jeune fils de la Grande Rasut mourut à l’âge de trois ans, laissant une fois de plus le Royaume de Néhékara sans Maître. Les Astres une nouvelle fois consultés désignèrent enfin Khétep, régent du fils de la Reine Rasut, pour monter sur le trône et reprendre les rênes du Pays. Mais aucun sang divin ne coulait dans ses veines, au contraire de Notre Bien-Aimée Maîtresse ; elle seule pouvait prétendre au titre de Souveraine Des Belles Terres ; mais jamais les Prêtres n’auraient accepté une telle requête, considérant qu’un simple rouleau de papyrus ne serait jamais une preuve recevable pour un jugement de cette ampleur, et que l’honneur de la Famille Royale se devait de rester vierge de toute atteinte.

C’est au cours du festin organisé en l’honneur de l’anniversaire de Mérit-Sekhmet qu’eu lieu l’évènement qui serait décisif pour notre vie à tous. Alors que la Reine allait porter un toast, le ciel s’assombrit brusquement, le soleil sembla se masquer ; l’ensemble des convives sortit dans le patio. A ce moment des traînées de lumière vive apparurent dans le ciel, et se dirigèrent droit vers le palais. Elles percutèrent le sol et explosèrent dans un tourbillon de lumières colorées. Lorsque la violence de l’explosion se fut calmée, on vit s’avancer sept silhouettes voûtées et encapuchonnées, qui se dirigèrent sans hésiter vers notre Souveraine. Ses gardes personnels sortirent leurs sabres pour s’interposer, mais la Reine les arrêta d’un geste : elle sentait une puissance inimaginable émaner de ces étranges personnage, si grande qu’elle dépassait sans peine celle du plus grand des Rois de Néhékara. Il ne pouvait s’agir que d’envoyés divins... Finalement ils s’arrêtèrent à quelques pas de Mérit-Sekhmet, et lorsque l’un d’entre eux prit la parole, le temps sembla se suspendre. Sa voix aux sonorités intemporelles semblait provenir de l’aube des temps.
Il annonça à l’assemblée stupéfaite que le peuple de Méhérouka était un peuple élu parmi ceux décadent de Néhékara, et qu’il avait été choisi pour remplir une mission dont dépendrait la paix du monde. Selon une de leurs prédiction, un Démons des Temps Primordiaux serait un jour réveillé par le peuple nain, dans une de leurs innombrables mines, à cause de leurs forages toujours plus profonds. Le réveil de ce Démon, nommé Zurtaag, était imminent, quelques années au plus. Le peuple de Méhérouka se voyait confier la surveillance de ce réveil ; mais la créature ajouta immédiatement qu’il serait vain pour la Reine de vouloir lutter contre lui. Il lui dit que le temps viendrait rapidement où ses recherches l’amèneraient à croiser la route d’un groupe de Druchiis commandé par un assassin elfe noir nommé Erdraug, et c’est à lui seul qu’elle devrait révéler la mission dont elle était dépositaire. Puis les créatures disparurent soudainement, et le soleil se remit à briller comme avant.
La Reine, sous le coup de cette révélation, resta de marbre pendant quelques minutes. Après quoi, elle posa froidement le verre qu’elle avait encore à la main sur un plateau en or que tenait une servante derrière elle. Puis elle se tourna vers ses invités.
« A vous tous qui êtes ici réunis, Nous devons vous demander si vous pensez qu’il est sage que Nous suivions la requête de ces envoyés célestes. Mais avant cela, il est une chose que Nous avons apprise, et qu’il est grand temps que Nous vous révélions. »
Et Mérit-Sekhmet leur dit l’incroyable vérité sur ses origines divines et l’imposture dont tous était victimes. La foule resta silencieuse quelques secondes, puis des murmures s’élevèrent, que la Reine fit cesser d’un geste.
« Maintenant que vous savez tout, que pensez-vous que Nous devions faire ? »
L’un des favoris de la Reine, le prêtre Bakhenrénef, « l’homme de la Grande Déesse », s’avança vers sa Souveraine et s’inclina devant elle.
« Je pense parler au nom de toute l’assemblée ici présente, Ô Grande Reine. Si ce que Votre Majesté vient de nous dire est vrai, alors il est évident que ces envoyés sont réellement des messagers de Paix, et il me semble que le Destin Vous a vraiment désignée comme son émissaire. Où que Vous irez, quoi que Vous ferez, nous serons toujours à Vos côtés, Grande Reine. »
Ainsi parla Bakhenrénef, et ainsi fut-il approuvé par l’assemblée. La Reine inclina sa belle tête vers son favori, et ordonna d’une voix claire et forte l’envoi d’émissaires dans toute l’étendue de la contrée qui se situait au sud de Méhérouka, nommée Iantdor.
Au bout de quelques mois, ils revinrent, porteurs d’informations et d’une grande nouvelle : ils venaient effectivement de trouver le peuple Druchii dont parlaient les êtres mystérieux de la prophétie...
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Hérihor
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Jeu 18 Nov - 21:24

Moi j'ai qu'une chose a dire:
"Je veux la suite !!!"

Euh! Pardon, je voudrais Wink .
Non ton récit est captivant, c'est un des meilleurs que j'ai lus, et j'en ai lus plein sur Le CFT...Félicitation cheers .

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syhl
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Ven 26 Nov - 15:28

( et maintenant... la conclusion...)

Mérit-Sekhmet décida donc de se rendre en personne pour rencontrer ce peuple. La suite de la Reine se mit en marche, et on vit dix fois le Soleil Divin naître et mourir avant que la Reine levant son sceptre ne donna le signal de l’arrêt à ses soldats. Cela faisait un moment que Sa Personne se sentait observée, surveillée, à dire vrai depuis que Sa troupe avait pénétré dans une sombre forêt. Six émissaires Druchiis venait de surgir de nulle part devant les premières lignes de la Reine, faisant se cabrer quelques montures. L’armée de notre Souveraine semblait ne pas avoir à s’inquiéter de cet arrêt, mais Mérit-Sekhmet savait que des forces importantes se tenaient cachées autour de sa troupe. Elle invita donc d’un geste son escorte au calme et à la prudence.
Le porte-parole de la Reine s’avança et déclara, au nom de Notre Souveraine, venir en ces lieux animé d’intentions louables et pacifiques. L’accueil qui lui fut fait fut plus que glacial, mais cela n’étonna personne de la part de Druchiis... Le silence retomba après la déclaration du soldat, et chacun sentit que la tension montait entre les deux camps. Les Druchiis restèrent immobiles ; mais leur attitude à la limite de l’insolence se changea en incrédulité lorsque notre Grande Reine, prenant soudainement la parole d’une voix ferme et puissante, demanda à parler au Seigneur Erdraug. Les émissaires se consultèrent du regard et l’un deux repartit silencieusement dans les fourrées. Le temps passa, et il revint plus tard accompagné d’une personne plus importante, dont l’allure et le déplacement avaient quelque chose qu’on aurait pu appeler noblesse, si elle n’avait constamment été démentie par le mépris qu’il affichait ouvertement.
« Qui êtes-vous, pour penser pouvoir pénétrer impunément dans ces lieux interdits et pour oser exiger de nous que nous vous laissions nous commander et agir à votre guise ? » Jamais voix plus froide ne fut entendu qu’en ce jour ; la personne qui venait de s’exprimer respirait la puissance et une grande maîtrise d’elle-même qui surprit nos soldats. Mais notre général d’armée, le Grand Vizir Raou-Néfer, entendant ces paroles insultantes pour notre Reine, entra dans une grande fureur.
« Qui êtes vous vous-même, pour oser parler sur ce ton à notre Souveraine et insulter son Honneur, et répondre à nos souhaits de paix par la violence et les menaces ? » A ces mots les Druchiis portèrent la main à leurs poignards, les buissons frémirent et nos gardes serrèrent leur lance dans leur main. L’affrontement semblait inévitable. Mais Notre Reine se leva soudain et sa voix claqua comme un coup de fouet lorsqu’ Elle s’adressa à sa troupe.
« Suffit !! Nous ne sommes pas venus de si loin pour allumer les feux de la discorde entre nos peuples. » Puis se tournant vers le porte-parole druchii, Elle adoucit la dureté de ses paroles, mais non leur froideur. « Nous, Mérit-Sekhmet, Reine des Terres de Méhérouka, déclarons être venue jusqu’en ces lieux avec la ferme intention de rencontrer le Seigneur Erdraug, afin que lui soient faites d’importantes révélations ; car le temps est venu pour nos deux peuples de combattre côte à côte un Mal venu des Temps Primordiaux. » Sur son ordre je Lui donnais alors un rouleau scellé qu’Elle m’avait demandé de préparer. « Voici pour prouver Nos paroles des renseignements concernant la vie du Seigneur Erdraug. Nous demandons que ce rouleau lui soit remis intact, pour qu’il soit le seul à en prendre connaissance. Que la justesse de ces écrits soit garant de Notre bonne foi. »
L’émissaire fixa froidement notre Reine sans rien dire. Les autre Druchiis derrière lui restèrent sur leur garde. Comme notre Souveraine me le confia plus tard, Elle était convaincue que cet elfe au regard glacial n’était autre que celui que nous recherchions depuis des mois, et que son silence et son obstination à passer pour un autre n’étaient que pure comédie destinée sans doute à nous déstabiliser. Prétention et vanité... mais à quoi d’autre aurions-nous du nous attendre de la part d’Elfes Noirs ?
Après quelques secondes de provocation silencieuse, le Druchii prit le rouleau, inclina la tête vers notre Reine et rentra dans les fourrés. De longs instants passèrent avant son retour.
« Voici nos conditions. Le Seigneur Erdraug accepte de Vous recevoir, mais en dehors du camp, dans une tente dressée au milieu d’une clairière; nous exigeons que Votre Majesté vienne sans arme et seuls trois soldats lui serviront d’escorte. La rencontre aura lieu en tête-à-tête, les escortes respectives devront attendre à cinquante pas de la tente. A ces seules conditions Vous serez reçue. Jusqu’à la fin de la rencontre Votre armée ne sera que tolérée dans cette forêt ; et il va sans dire que dans le cas où aucun accord ne serait décidé, Vous seriez libre de quitter la tente ; mais nous ne vous donnerions pas plus d’ une journée pour quitter nos terres. »
Malgré les murmures de contestation qui s’émanaient de nos rangs, et en dépit de toutes nos mises en garde, Notre Reine acquiesça, et désignant trois membres de sa garde personnelle, qui l’entourèrent aussitôt, elle s’avança vers l’émissaire. Avant que les ombres de la forêt ne la dérobent à notre vue, elle s’adressa au Grand Vizir pour lui confier le commandement de l’armée en son absence.

Personne ne sut exactement ce qui fut dit lors de leur entretien, qui fut confidentiel ; mais à son retour la Reine nous apprit que cet Erdraug était un assassin et qu’il serait à la tête de ceux qui sauraient vaincre Zurtaag. Grâce aux informations récoltées par nos envoyés, nous fûmes à même de guider l’armée Druchii à travers le massif rocheux du Karak, lieu où se terrait le Démon, et ce par des voies secrètes. En chemin nous rencontrâmes des garnisons naines, ces mêmes garnisons dont les habitants étaient responsables du réveil de Zurtaag. L’armée Druchii massacra les forces naines en présence, massacre inutile s’il en était, car il nous paraissait évident à tous que le peuple nain, une fois mis au courant de l’existence du Démon, se serait rangé à nos côtés pour le combattre et l’empêcher de nuire, ne serait-ce que pour pouvoir conserver leurs exploitations minières. Mais nous soupçonnons les Druchiis d’avoir souhaité faire d’une pierre deux coups... une pierre... comble de l’ironie pour des mineurs...
Les deux armées continuèrent leur progression dans le Karak ; et quiconque se tenait sur leur passage restait médusé devant tant de dissemblance. A nos troupes colorées et harmonieuses succédaient les rangs sombres et carrés des Druchiis ; au tumulte de nos tambours et de nos trompes répondait le mutisme froid et profond des elfes. Deux images contradictoires de la Puissance. Puis les troupes s’immobilisèrent devant un corridor sombre et étroit, et le silence se fit brusquement.
A ce moment, les rangs Drucchis s’ouvrirent et laissèrent place à une femme d’une beauté presque irréelle s’il en est. Sa peau était d’une blancheur d’albâtre, son visage était un ovale d’une pureté impressionnante. Elle aurait pu concurrencer notre Souveraine, si elle n’avait pas porté les marques peu élégantes du peuple elfique : deux ridicules oreilles effilées encadraient son visage. Pourtant cette femme possédait une beauté et une aura incommensurable ; aura moins forte que celle des envoyés divins, certes, mais valant celle de notre Reine Bien-Aimée. Il s’agissait d’une puissante sorcière, la tant renommée Morathi elle-même.
Elle s’avança vers notre Souveraine et marqua un temps d’arrêt devant elle, mais ne la salua pas, pas plus que Mérit-Sekhmet d’ailleurs. Ces deux femmes en temps ordinaires se seraient mutuellement lacérées le visage à coups d’ongles, cependant elles étaient responsables du devenir non seulement de leurs peuples respectifs, mais aussi de toute la contrée d’Iantdor, si ce n’était du monde. Encore que... je me demande si la destinée du reste du monde ait pu un jour compter dans la décision de Morathi de combattre Zurtaag... Voila pourquoi les deux femmes se contentèrent d’un regard froid et neutre, qui marquait la reconnaissance mutuelle de leurs valeurs.
Morathi et ses sorcières s’avancèrent accompagnées d’Erdraug et de quelques-uns de ses guerriers dans l’étroit couloir qui menait à l’antre de Zurtaag, notre Reine et sa garde personnelle avec eux. Là, nous fûmes ordonnés de demeurer en arrière, tandis que les forces magiques Druchiis continuèrent leurs chemins, suivis de nos prêtres les plus puissants que notre Reine avait offerts au service de Morathi. Mais il semble qu’elle n’en ait jamais eu besoin. La résistance du Démon fut grande, et nous sentîmes les formidables courants de magie qu’il créait pour anéantir ses adversaires. Mais il succomba. Bakhenrénef vit Morathi et les siennes emprisonner Zurtaag dans un champ de stase protégé par de nombreuses barrières magiques, et ceux malgré de nombreuses pertes dans leurs rangs. La prophétie se réalisait. Notre peuple était bien l’instrument par lequel les Druchiis triompheraient du Démon.
Après cette grande victoire, nos deux peuples se séparèrent froidement mais sans traîtrise d’aucun côté, bien qu’il nous ait paru surprenant de voir des Druchii respecter à la lettre un de leur pacte (on se souviendra du massacre des forces naines). Et notre Reine rentra victorieusement dans ses Terres, ou plutôt pensa rentrer en triomphe dans sa cité ; mais sa brillante Méhérouka n’était plus qu’un champ de ruines et de désolations ; partout la mort avait laissé son empreinte. Son peuple bien-aimé avait été exterminé, et partout régnaient des vents de magie démoniaque extrêmement puissants. Notre Souveraine comprit qu’il s’agissait de l’ultime vengeance de Zurtaag sur le point d’être vaincu. Elle réclama alors l’aide du Maître de Néhékara, le Roi Khétep, dont Elle était toujours vassale ; mais il Lui fut répondu qu’en tant que Province indépendante, Méhérouka et ses habitants se devaient d’assumer les choix de gestion de ses Souverains, aussi désastreux et irresponsables qu’ils puissent être. Encore sous le coup de cette réponse inattendue, nous apprîmes alors que seule une puissante famille de commerçant de Méhérouka avait échappé au massacre, étant partis quelques heures auparavant la chute de Zurtaag. Les membres de cette famille étaient en réalité des espions au service des Maîtres de Néhékara venus s’installer sur nos Terres sous le règne de RakaphIII, pour rendre compte de la gestion de notre province. Cette famille influente avait certainement été invitée au banquet royal et avait ainsi appris la vérité concernant Notre Bien-Aimée Souveraine ; et de ce fait, trahissant leur Suzeraine, ils étaient allés faire leur rapport au Roi Khétep. Nous comprîmes mieux alors la réponse de Khétep. Il nous parut évident que le Maître des Belles Terres avait trouvé là un moyen de rester neutre dans l’affrontement avec le Démon d’une part, et d’autre part de se débarrasser d’une épine de son royal pied en laissant notre Reine seule et sans assistance, la condamnant Elle et son peuple à une mort certaine.

La colère de Notre Bien-Aimée Souveraine fut sans limite, et depuis 5 jours Elle s’est enfermée dans les ruines de ses appartements. Elle doit y prendre une décision de laquelle dépendra notre avenir à tous. D’après son général d’armée, le Grand Vizir Raou-Néfer, Elle songerait à se laisser embaumer vivante pour préserver sa beauté miraculeuse et à enterrer son armée avec Elle, afin d’attendre patiemment le jour où Elle se relèverait d’entre les morts, plus puissante, plus vénérée, plus crainte que jamais, avec tout son peuple à ses côtés, pour assouvir sa soif de vengeance, et pour enfin affronter Elle-même ce Démon dont la prophétie précisait qu’il se réveillerait encore, et que ce jour-là ce serait à Elle de le vaincre définitivement.

Moi, Athénoset, scribe royal et secrétaire particulier de la grande Reine Mérit-Sekhmet, Maîtresse des Terres de Méhérouka, je certifie que tous les évènements consignés dans ces rouleaux ne sont que la plus exacte des vérités ; que Maât, déesse de la Justice, les détruise et me prenne la vie si je mens.
Puissent les Dieux enfin accorder encore longtemps Vie, Force et Santé à Notre Glorieuse Souveraine, dans cette vie comme dans l’autre !!


Voila, ici s'achève l'histoire de la vie de Merit-Sekhmet; après cela vient la campagne à laquelle j'ai participé et qui se passe durant la non-vie de ma Reine des Tombes... non-vie que je narrerai surement un jour...
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Hérihor
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Ven 26 Nov - 21:33

Superbe récit, je n'ai rien a rajouter a part :
"C'est déjà fini ??"
Non, tu as travailler combien de temps sur ce récit, des heures, des jours non ?

Félicitation Very Happy .

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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Lun 29 Nov - 12:45

salut,

J'ai adoré ton récit... Very Happy mais tu as passer combien de temps dessus il... il est énorme Shocked la taille des récit devrai etre réglementées lol.

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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Lun 29 Nov - 22:00

Ben... j'ai bossé le cadre pendant un amphi de 2 heures (si si je bosse... Rolling Eyes ), donc en gros l'intro, Ramétep, le coup de ***bip*** du Roi et la fin; pour le récit en détail j'y ai passé deux jours, disons 12 heures grand maximum (je fais pas de brouillon je tape directement.)
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Raphte V
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Mar 30 Nov - 11:22

Citation :
pour le récit en détail j'y ai passé deux jours, disons 12 heures grand maximum

Mais mais ce n'est pas possible tu ne vien pas de notre planette... Evil or Very Mad


Citation :
je fais pas de brouillon je tape directement.

Mais la aussi j'ai un doute tu est normal ce réçit est une disertation pas un réçit. Il faudrat que tu nous donne des tuyaux par ce que la c'est impossible à comprendre, moi je doit faire deux brouillons minimum. pale

dsl pour le monolingue mais c'était plus fort que moi Very Happy

-RaphteV-

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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Mar 30 Nov - 20:36

Pour la dissertation je prends ça comme un compliment... je dirais que deux ans de prépa m'ont appris à construire un plan précis pour un texte donné, et que ma deuxième année en école d'ingé me laisse le temps d'écrire ce qui me plaît (ce qui m'a permis d'améliorer grandement ma vitesse de frappe lol...)
Voili voilou en ce qui concerne les conseils, bah je ferais peut-être un topic la dessus, mais je ne pense pas qu'il y ait vraiment des règles à suivre pour construire un texte; il faut juste aimer le background et se laisser envoûter, hypnotiser par cette civilisation raffinée, aux rythmes lourds et profonds des musiciens des temples, aux senteurs ennivrantes d'encens et de lotus et au charme mystique de l'orient.... farao farao farao farao farao farao farao
(oups pardon je me suis laissée aller...)
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MessageSujet: Re: Pour un instant d'éternité   Mer 1 Déc - 16:48

Citation :
Citation:
pour le récit en détail j'y ai passé deux jours, disons 12 heures grand maximum


Mais mais ce n'est pas possible tu ne vien pas de notre planette...

Tu veux dire qu'elle vient pas de TA planète...

Sinon, super le récit, ca me rapelle que je pourrais jamais faire L

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