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 Le retour ?

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setepenmentou
Roi Commandant des dix mille chariots (Administrateur)
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MessageSujet: Le retour ?   Jeu 31 Mai - 14:19

On dirait que de nouvelles références aux rois de nehekhara se multiplie.

Après le petit paragraphe sur la Monarchie Ecarlate, l'une des nouvelles de malign portents nous gratifie de quelques lignes supplémentaires :

Le héros de glymmsforge a écrit:

Le capitaine Malendrek, ingénieur civil devenu chef des défenseurs de la Porte Sud de Glymmsforge, se renfrogna à la vue du brouet grumeleux dans sa bouteille. Il avait déjà repoussé ce que Gertie lui avait préparé. Encore du poisson, il en était malade.



Autant se nourrir de liquide, et tant pis pour les effets le lendemain. Ce qui signifiait une nouvelle soirée de congé passée au Chat Noir. Cela devenait une fâcheuse habitude.

Au moins, les tenanciers le connaissaient. Ils savaient ce qu’il avait fait pour la ville. Il l’avait assez répété. Mais est-ce que ses exploits avaient été récompensés d’une chanson de ménestrel, comme pour Knossian, cet arcanocrate privilégié? Ou d’une statue d’argent, comme Serafin Heldett le faussement humble, l’enfant chéri de la ville?

Oh que non. Le pauvre vieux Malendrek défiguré avait une chambre venteuse au poste de garde, les pieds douloureux à force d’arpenter le pavé, et de temps en temps une pinte de boisson offerte par un de ses hommes.

Sigmar avait ses élus, et Vorgen Malendrek n’en faisait pas partie.

Les Anvils of the Heldenhammer, trop absorbés par leurs propres rites pour répondre à sa demande de réunion du conseil de guerre, avaient défendu la porte orientale en bons Stormcast Eternals, dont nul homme ne pouvait espérer avoir la force. Ils avaient repoussé dans le désert les hordes de morts-vivants qui assiégeaient la ville, et préservé l’arcanogramme dodécangle béni qui empêchait les spectres sournois de s’insinuer.

Mais on pouvait aussi reconnaître ce mérite à Malendrek et aux hommes du sud de la ville. Ils avaient résisté à la cavalerie du Chevalier Grêle sans rien d’extravagant, avec des douves et chausse-trapes camouflées, avant de porter le coup de grâce avec une triple charge dirigée par des prêtres-guerriers montés.

Malgré les pertes, ce fut un véritable moment de gloire. Il avait fallu une planification soigneuse, une bonne dose de bravoure, et une chance certaine pour réussir. Cela aurait mérité sinon une chanson, du moins un vers dans une ballade de Knossian Glymm. Mais il fallait croire que la ruse, la débrouillardise et le talent pour les pièges n’étaient pas des qualités reconnues des chansonniers de quatre sous, et à plus forte raison du Dieu-Roi et du Royaume Céleste.

« La pourriture les emporte, » marmonna Malendrek. « Qu’ils tombent tous en poussière. » Il finit sa pinte d’un trait jusqu’à la lie, en grimaçant. Puis il posa la tête sur ses bras croisés et ferma les yeux en se laissant aller à désespérer et à s’apitoyer sur son sort.


Le désert s’étendait devant lui, balayé par des vents qui portaient des paroles en une langue inconnue.

La silhouette du cavalier morbide se dessinait devant une dune. Revêtu de son suaire, il lui faisait signe de venir, comme toujours. Dans sa tête, il l’entendait répéter la même promesse que d’habitude.

« Par les dunes de la morte Nehekhara, je suis à toi, » chuchotait-il avec la propre voix de Malendrek.

La vision se dissipa. Une envie pressante se fit sentir, et Malendrek se leva maladroitement, en se cognant une rotule sous le rebord de la table dans sa hâte d’éviter de s’oublier en public.

Il se dirigea vers le lieu d’aisances au fond de la taverne, prit place à côté d’un garde de grande taille et se soulagea en un jet jaune qui éclaboussa largement ses bottes, et un peu celles de son voisin. Il se rajusta à la va-vite et se dépêcha de sortir dans la ruelle voisine avant de devoir répondre de sa maladresse.

Malendrek se dit qu’il n’avait plus que son amertume pour toute compagnie. Ni femme ni enfants, plus aucun proche depuis la dernière incursion des morts. Même son chat Trois-pattes avait péri, tout raide et tout blanc après avoir débusqué un fantôme à l’orée du bois de l’Onde de Verre. Il ne lui restait que ses souvenirs, et la pitié de ceux qui avaient encore une vie digne d’être vécue.

Il tituba à travers les venelles. Il passa devant la statue d’argent de la femme qui fut simplement Serafin Heldett, avant son apothéose. Il sentit l’amertume menacer de l’engloutir, et s’apprêta à cracher aux pieds de la statue. Mais il avait la bouche sèche, et ne parvint qu’à éructer un filet de bave qui lui pendit à la lippe. Il s’essuya d’un revers de manche et reprit son errance, le cœur plein de honte et les yeux lourds de larmes tièdes.

Ce n’est que la fumée qui m’irrite, se dit-il. Le bûcher des cadavres de la journée. Rien de plus.

Cette nuit-là, sur son pucier, le capitaine Malendrek s’agitait en rêvant de faciès morbides qui criaient dans le ciel, et d’une pyramide à la taille inconcevable suspendue à la verticale d’un puits sans fond. Une voix sèche et crissante se superposait au vent vif qui se ruait dans l’abysse.

En vertu de l’étrange logique des songes, il savait qui lui parlait, car il avait déjà eu affaire à lui, et ce ne serait pas la dernière fois. Quand il était petit et trop curieux pour dormir, sa mère lui avait déjà parlé de cette voix à plusieurs reprises. C’était celle de l’Ancien d’Os, un roi-sorcier des temps glorieux de Shyish, qui avait été célèbre avant même qu’on baptise Lyria, sans parler de Glymmsforge. La voix avait beau être à peine audible, il avait l’impression que la moindre syllabe vibrait dans son crâne.

« Tu mérites le respect, » disait la voix. « Tu mérites qu’on t’obéisse. Tout comme moi. Qu’on t’obéisse sans discuter. »


Une portion de Malendrek était bien d’accord.

« un ordre neuf va s’établir, » poursuivait la voix. « Je t’ai choisi pour diriger, aussi bien que pour obéir, dans ce monde nouveau. Ouvre la route. Retire le sel violet de l’arcanogramme au mausolée de la porte sud. Remplace-le par du sable de la même couleur et va-t’en. »

Malendrek s’agitait et grommelait dans son sommeil, sans vraiment comprendre, mais en ressentant une sorte d’affinité.

« Je ne suis pas un faux dieu, ni un simple guerrier exalté. Je suis roi, et si mon domaine légitime est tombé, c’est pour mieux se relever. Ce sont des mains comme la tienne qui y contribueront, jusqu’à ce que Sigmar et ses laquais dorés soient remis à leur place une fois pour toutes. »

Le capitaine endormi comprit spontanément que l’Ancien d’Os savait comme lui ce que c’était que d’avoir été supplanté, frustré, dépossédé de son dû. Ce n’était peut-être pas un motif de terreur, après tout. Ce n’était peut-être qu’une âme égarée, un incompris qui ne voulait que ce qui aurait dû lui revenir de droit il y a longtemps.

Malendrek était disposé à suivre quelqu’un qui le comprenait et lui rendrait justice.

Le vieux capitaine se retourna sur sa couche, se couvrit de sa couverture défraîchie, et rêva des lauriers qu’il avait amplement mérités.

Une aube nouvelle allait poindre très bientôt.
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qawaak
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MessageSujet: Re: Le retour ?   Jeu 31 Mai - 18:17

Détruire le monde pour reparler d'une nation qui n'a plus raison d'être, il n'y a rien a faire, je ne comprend toujours pas, alors que cela fait plusieurs année maintenant...
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setepenmentou
Roi Commandant des dix mille chariots (Administrateur)
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MessageSujet: Re: Le retour ?   Ven 1 Juin - 11:56

Il y a eu un changement de PDG entre deux ^^
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qawaak
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MessageSujet: Re: Le retour ?   Ven 1 Juin - 19:20

Raison de plus, ils auraient alors dû clairement reconnaitre leur boulette et revenir sur les dernières lignes de la fin des temps, placer une destruction partielle et insérer Age of sigmar comme monde post apocalyptique. Ca aurait permis de garde des traces de l'ancien monde en justifiant leurs nouveautés.

Franchement, des milliers d'années après que le monde a explosé, ressortir que Nehekhara est encore dans les souvenirs de quelqu'un, faut arrêter O.o

Enfin, qu'est ce qui est le pire, entre ceux qui ont détruit le jeu ou ceux qui continue après autant de temps a espérer qu'ils reviennent en arrière xD
Sur ce je retourne sur Vermintide tenter de changer le cour de l'histoire Razz
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MessageSujet: Re: Le retour ?   

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